On pratique généralement l’ablation par radiofréquence dans une pièce réservée aux techniques d’imagerie par tomodensitométrie, ultrasons, ou IRM. Après vous avoir allongé sur la table d’examen, on localisera la tumeur et on vous administrera un sédatif par voie intraveineuse (par l’intermédiaire d’un tube qu’on aura placé au préalable dans une veine du bras) pour éviter toute sensation d’inconfort lors de l’intervention. Vous pourrez être ou non réveillé, en fonction de la dose de sédatif qu’on vous a administrée. On endormira la région de la peau au niveau de laquelle on insérera l’aiguille, pour diminuer davantage l’inconfort. Chaque traitement d’ablation par radiofréquence dure entre 12 et 30 minutes, et l’intervention devrait globalement durer entre une et trois heures, en fonction du nombre de sites de tumeurs à traiter. Après l’intervention, on vous administrera d’autres médicaments pour prévenir la douleur et les nausées au fur et à mesure que l’effet du sédatif disparaît. Vous resterez en salle de réanimation jusqu’à ce que vous soyez complètement éveillé et prêt à rentrer chez vous. Environ deux pour-cent des patients seulement continuerons à souffrir de douleur, d’intensité variable, une semaine après une ablation par radiofréquence.
Les organes et les tissus situés à proximité du foie, comme la vésicule biliaire, les canaux biliaires, le diaphragme et les intestins, courent le risque d’être endommagés lors de l’intervention. Si tel est le cas, une correction chirurgicale pourrait s’avérer nécessaire. Cette situation cependant, ne survient que dans trois à cinq pour-cent des cas et dépend de l’emplacement exact de la tumeur hépatique à traiter.