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Qu’est-ce que c’est?

Image du corps obtenue grâce à un champ magnétique (produit par un aimant), dans lequel passe des ondes radio qui font «résonner» les atomes d’hydrogène du corps. Les images des organes et des tissus internes sont remarquablement claires et détaillées pour dépister les pathologies (cancer, problèmes cardiaques et vasculaires, accidents cardiovasculaires, problèmes d’articulations et les problèmes musculosquelettiques).

À quoi ça sert?

L’IRM est très souvent utilisée pour diagnostiquer les blessures liées aux sports, surtout celles qui affectent le genou, l’épaule, la hanche, le coude et le poignet. Les images permettent même au médecin de voir de très petites déchirures et blessures aux ligaments et aux muscles.

De plus, l’IRM du cœur, de l’aorte, des artères coronaires et des vaisseaux sanguins est un outil rapide, non invasif pour diagnostiquer les problèmes cardiaques et coronariens. Les médecins peuvent examiner la taille et l’épaisseur des cavités du cœur, et déterminer l’étendue du dommage causé par une crise cardiaque ou une maladie progressive du cœur.

Les organes du thorax et de l’abdomen—y compris les poumons, le fois, les reins, la rate, le pancréas et les vaisseaux abdominaux—peuvent aussi être examinés en détail avec l’IRM, ce qui permet le diagnostic et l’évaluation des tumeurs et des troubles fonctionnels. L’IRM connaît une popularité croissante comme alternative à la mammographie traditionnelle par rayons X pour le diagnostic précoce du cancer du sein. Comme il n’y a pas d’exposition à la radiation dans l’IRM, celle-ci est souvent l’outil de diagnostic préféré pour l’examen des systèmes reproductifs des hommes et des femmes, du bassin, des hanches et de la vessie.

Comment se préparer?

Tenue: se départir de tout objet contenant du fer. Prévenir le personnel si vous avez une prothèse à la hanche, un stimulateur cardiaque (ou une valve du cœur artificielle), un accès vasculaire (Port-o-cath, Infusaport, Lifeport), un dispositif intra-utérin, une plaque, des tiges, des vis ou des broches de métal chirurgicales dans le corps. Dans la plupart des cas, les broches, plaques, tiges et vis chirurgicales ne posent pas de risque pendant l’IRM si elles sont dans votre corps depuis plus de quatre à six semaines. Les tatouages et le maquillage permanent pour les yeux peuvent aussi créer un problème. On vous demandera si vous avez déjà eu une balle ou du shrapnel (résidus d’obus) dans le corps, ou si vous avez travaillé avec des métaux. Dans le cas de fragments métalliques, une radiographie peut être prise en cas de doute pour détecter ces objets métalliques. Les plombages ne sont pas en général affectés par le champ magnétique, mais ils peuvent causer une distorsion des images de la région faciale ou du cerveau. Le radiologue doit donc en être informé. Certains appareils orthodontiques rendent difficile l’ajustement de l’unité d’IRM. On vous demandera d’ôter broches, bijoux, lunettes, appareils acoustiques et dentiers qui pourraient dégrader l’image d’IRM.

Le radiologue ou le technologue pourra vous demander si vous avez des allergies aux médicaments ou si vous avez eu une chirurgie à la tête dans le passé. S’il est possible que vous soyez enceinte, mentionnez-le. Certains patients se sentiront inconfortables d’être enfermés dans l’unité IRM. Si nécessaire, vous recevrez un sédatif pour vous aider à vous sentir à l’aise, mais environ un patient sur 20 en a besoin pour diminuer son anxiété.

À quoi ça ressemble?

L’unité conventionnelle d’IRM est un aimant cylindrique fermé, dans lequel le patient est étendu sans bouger pendant quelques secondes à la fois. Il peut donc se sentir enfermé et même claustrophobe (peur aiguë d’être enfermé). Cependant, des unités plus conviviales sont de plus en plus disponibles.

Les systèmes à aimant court n’entourent pas complètement le patient. Certaines des unités les plus récentes sont ouvertes de tous les côtés.

Comment ça fonctionne?

L’examen n’utilise pas de rayons X ni de radiation ionisante. L’appareil émet des ondes radioélectriques dirigées aux protons (noyaux des atomes d’hydrogène) de la partie du corps étudiée, dans un champ magnétique élevé. Les protons sont d’abord stimulés, puis relaxés, en émettant des signaux radios traités par ordinateur pour former une image.

Dans le corps, les protons sont les plus abondants dans les atomes d’hydrogène de l’eau — le « H » de H2O — de sorte que l’image de l’IRM montre les différences dans le contenu de l’eau et dans sa distribution dans divers tissus du corps. Même différents types de tissu dans le même organe, comme la matière grise et blanche du cerveau, peuvent être distingués aisément.

Typiquement, un examen d’IRM consiste en deux à six séquences d’imagerie, qui durent de deux à 15 minutes. Chaque séquence a son propre degré de contraste et montre une section transversale du corps dans un ou plusieurs plans (de droite à gauche, de l’avant à l’arrière, du haut en bas).

Comment se déroule l’examen?

Le patient est placé dans une position confortable sur une table qui glisse dans l’aimant. Le radiologue et le technologue quittent ensuite la pièce et les séquences d’IRM sont effectuées. Le patient peut communiquer avec le technologue en tout temps par intercom. De plus, bien des centres d’IRM permettent à un ami ou, dans le cas d’un enfant, à un parent de rester dans la pièce. Selon la quantité d’images nécessaires, l’examen prend en général de 15 à 45 minutes, mais une étude très détaillée peut durer plus longtemps. On vous demandera de ne pas bouger pendant le processus d’imagerie lui-même, mais il est possible de bouger un peu entre les séquences. Les patients doivent en général rester immobiles pendant seulement quelques secondes ou quelques minutes à la fois.

Selon la partie du corps examinée, un agent de contraste peut être utilisé pour augmenter la visibilité de certains tissus ou vaisseaux sanguins. Une petite aiguille liée à une ligne intraveineuse est placée dans une veine du bras ou de la main. Pour prévenir la coagulation du sang, une solution saline passera dans la ligne intraveineuse dès le début de l'examen.

Une fois l’examen terminé, on demande au patient d’attendre que les images soient examinées pour déterminer si d’autres images sont nécessaires. Un radiologue analysera les images et enverra un rapport au médecin personnel du patient avec son interprétation, ce qui ne devrait pas prendre plus de quelques jours.

Qu’est-ce qu’on ressent?

L’IRM ne cause pas de douleur, mais certains patients peuvent trouver inconfortable le fait de ne pas bouger pendant l’examen. D’autres se sentent renfermés, mais le design plus ouvert des nouvelles unités diminue cette réaction. Vous ressentirez un peu de chaleur dans la région examinée; c’est normal, mais n’hésitez pas à le signaler au radiologue ou au technologue si cela vous incommode.

Si vous recevez une injection d’agent de contraste, vous pourrez ressentir un léger inconfort à l’endroit de l’injection et une sensation de froid au moment de l’injection. Dans certaines parties de l’examen, des bruits liés à l’activation des gradients (coups intermittents) dérangent certains patients; des bouchons pourraient être utiles.
                                                                                                           


 

Où vont les résultats?

Un radiologue expérimenté en IRM et autres examens radiologiques analysera les résultats et enverra un rapport à votre médecin, ainsi qu’une interprétation. À son tour, le médecin traitant qui a demandé le test en discutera avec vous.

Avantages
  • Permet des images des tissus mous du corps—comme le cœur, les poumons, le foie et autres organes—plus claires et plus détaillées que par d’autres méthodes d’imagerie.
  • Permet dvaluer la fonction comme la structure des organes.
  • Est sans égal pour le diagnostic précoce et l’évaluation des tumeurs.
  • L’agent de contraste de l’IRM est moins susceptible de provoquer des réactions allergiques que les agents à base d’iode utilisés en radiographie conventionnelle et dans les scans.
  • Détection des anomalies qui pourraient être obscurcies par les os dans les autres méthodes d’imagerie.
  • Alternative rapide et non invasive à l’angiographie par rayons X pour diagnostiquer les problèmes cardiaques et les problèmes du système cardiovasculaire.
  • Il n’y a pas d’exposition à la radiation.
Risques
  • Un implant non détecté peut être affecté par le fort champ magnétique.
  • On évite généralement l’IRM pendant les 12 premières semaines de la grossesse. Les médecins utilisent d’habitude d’autres méthodes d’imagerie—comme l’ultrason—pour les femmes enceintes, à moins qu’il n’y ait une raison médicale importante d’utiliser l’IRM.

Quelles sont les limites?

Dans certains cas, les images des os sont meilleures grâce à une radiographie conventionnelle et le scan est préférable pour les patients qui ont des hémorragies graves. L’IRM ne peut pas toujours distinguer entre une tumeur et le fluide d’un oedème (enflure), et ne détecte pas le calcium quand il est présent dans une tumeur. Dans la plupart des cas, l’examen est sécuritaire pour les patients qui ont un implant métallique, à l’exception de quelques types d’implants. Les patients devraient en informer le technicien avant le test. En début de grossesse, l’examen doit être utilisé sous toutes réserves. En général, l’IRM coûte plus cher que le scan.
 



Texte offert à titre de renseignement par l’Association canadienne des radiologistes (CAR). Octobre 2004. Source: www.radiologyinfo.org, traduction: Emma J. Trudel, révision: Dr Pierre Bourgouin.


 

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