L’IRM est une méthode unique d’imagerie parce que, contrairement aux radiographies habituelles (rayons X), elle n’est pas basée sur la radiation ionisante. Des ondes radioélectriques sont dirigées sur les protons, les noyaux des atomes d’hydrogène. Quand cela est fait dans un fort champ magnétique généré par le gros aimant qui entoure le corps du patient, les protons sont d’abord stimulés, puis relaxés, en émettant des signaux radios qui peuvent être traités par ordinateur pour former une image. Dans le corps, les protons sont les plus abondants dans les atomes d’hydrogène de l’eau — le « H » de H2O — de sorte que l’image de l’IRM montre les différences dans le contenu de l’eau et dans sa distribution dans divers tissus du corps. Même différents types de tissu dans la même structure du corps peuvent être clairement montrés avec tous les détails anatomiques. Dans la colonne, par exemple, les tissus adipeux (gras), le fluide cérébro-spinal et la portion centrale de la matière qui compose les disques intervertébraux contiennent beaucoup d’eau, beaucoup plus que les os, le cartilage et les tissus nerveux. L’IRM convient particulièrement bien à la détection des conditions qui augmentent la quantité de fluide, comme les tumeurs, l’inflammation et l’infection.
En général, un examen par IRM consiste en deux à six séquences d’imagerie, qui donnent des vues d’une section ou « tranches » de la colonne sous différents plans (de gauche à droite, de l’avant à l’arrière, du haut en bas). Les sections sont environ à un quart de pouce de distance, ce qui permet de détailler les tissus qui composent la colonne. Les images peuvent être entreposées sur ordinateur et vues ensuite à l’écran ou imprimées sur pellicule, tout comme pour une radiographie conventionnelle. Selon les symptômes, une section seulement de la colonne sera imagée : la portion cervicale (cou), thoracique (poitrine) ou lombaire (bas de la colonne).